200608.05
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Mais n’te promène donc pas toute nue

Assistance à la mise en scène : Muriel Duval
Conception d’éclairage : Alexandre Tougas
Conception des décors : Yves-René Morin
Isabelle Tincler : Clarisse
Mathieu Gentes : Victor
Martin Tremblay : Romain De Jaival
Marc Latrémouille : Ventroux
Dominic Quarré : Hochepaix

Mais n’te promène donc pas toute nue (1911) est une véritable satire de l’enfer conjugal et des pesanteurs bourgeoises.  Feydeau met en scène la bourgeoisie politique où les personnages sont empêtrés dans leurs vices et la peur du « qu’en dira-t-on ». 

Cette pièce fourmille de péripéties burlesques et de rebondissements imprévus.  Les personnages, pris dans la logique de leur destin, sont emportés dans un tourbillon qui ne leur laisse aucun repos. Dans son salon, le député Ventroux reproche à Clarisse, son épouse, de se promener trop souvent en tenue légère devant leur fils et le domestique, Joseph.  Mais il doit s’interrompre lorsque M. Hochepaix, le maire de Moussillon-les-Indrets, se fait annoncer dans le but de solliciter une faveur pour ses administrés.  En plein rendez-vous, les deux hommes voient arriver Clarisse, toujours aussi peu vêtue, ce qui provoque la fureur de son mari.  Fureur à son tour interrompue lorsque la jeune femme se fait piquer par une guêpe à la croupe.  Persuadée que son cas est grave, elle prie son mari de bien vouloir sucer sa plaie, mais il s’y refuse.  Sollicité à son tour, M. Hochepaix, se dérobe également et on ne voit donc plus d’autre solution que d’appeler le médecin.Sur ces entrefaites arrive Romain de Jaival, journaliste au Figaro, venu interviewer le député Ventroux, qui s’éclipse quelques minutes dans la pièce voisine, en compagnie de M. Hochepaix.  Mais lorsque Clarisse découvre Jaival, elle le prend pour le docteur et lui demande d’examiner l’endroit de sa blessure et d’en extirper l’aiguillon.  Un moment délicat que choisi Ventroux pour revenir.  Il repousse alors violemment le journaliste dont il révèle l’identité à sa femme, avant d’apercevoir son voisin, Clemenceau, accoudé à sa fenêtre.  Celui-ci vient d’observer toute la scène en ricanant. Indigné, le parlementaire s’exclame : « Ah ! Je suis foutu !  Ma carrière politique est dans l’eau », pendant que Clarisse, avec une inconscience désarmante, adresse de petits saluts au tribun.